Dans le cadre du concours pour la passerelle d’Illarsaz, le bureau INGPHI a choisi de questionner la pertinence de la création et de l’accessibilité d’une île pérenne. Plutôt que d’imposer une île au Rhône, il a proposé une passerelle suspendue, franchissant la rivière sans appuis intermédiaires, tendue entre les deux culées (3e rang, 2e mention).

Ainsi, la nouvelle passerelle s’étire d’une rive à l’autre, survolant l’île sanctuaire. Tel un fil suspendu, elle relie les rives sans s’imposer à l’île, symbole d’un dialogue subtil et d’une tension maîtrisée entre nature et structure humaine.

La passerelle n’est plus un simple passage : elle devient un témoignage. Celui de la capacité humaine à créer sans détruire, à relier sans posséder. Elle incarne une autre manière de bâtir : humble, attentive, presque furtive. Un belvédère suspendu au-dessus d’un espace vibrant aux rythmes de la nature, où l’île respire, se métamorphose et s’accorde aux mouvements du vivant…

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N21 Martigny – Grosser Sankt Bernhard – SUT III / ASTRA
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